17 Octobre 2019

L’évolution de la cible de clientèle de FileMaker

Une politique commerciale des produits et services FileMaker et Claris ciblée BtoB

Un changement de philosophie de FileMaker ou une adaptation à l’évolution des besoins ?

Lors de notre dernier article <https://www.studio-des-solutions.com/news/38/44/FileMaker-inc.-à-

nouveau-Claris->, nous nous sommes faits l’écho de l’événement important de cet été : l’annonce du changement de nom de la filiale d’Apple FileMaker inc. en Claris International...

Bien entendu, de telles annonces provoquent quelques remous dans la communauté des utilisateurs/développeurs FileMaker...

Certains se réjouissent de l’évolution actuelle de FileMaker, avec de nombreuses nouvelles fonctionnalités et l’ouverture vers un environnement de plus en plus riche.

D’autres s’affligent de la complexité de plus en plus grande des produits, complexité qui le rend de plus en plus inaccessible au tout venant, à celui qui veut, en toute simplicité et pour un usage uniquement local, développer sa solution.

 

FileMaker a-t-il changé de philosophie ?

Du temps de Claris Corporation, FileMaker était quasiment l’unique logiciel grand public permettant de développer un fichier. Sa philosophie était clairement de permettre à celui qui n’est pas développeur de réaliser lui-même et à moindre coût sa propre solution. Beaucoup ont commencé sur un coin de table, dans leur garage... comme les créateurs d’Apple.

Depuis, de versions en versions, et notamment à partir de la version 7 et de l’apparition du relationnel, FileMaker s’est grandement complexifié.

 

Des exigences de plus en plus grandes... un enjeu pour l’avenir de FileMaker...

Mais la question n’est pas seulement liée aux nouvelles fonctions FileMaker apparues au fil des versions. Celles-ci demeurent en effet simples dans leur usage. N’oublions pas qu’avec le temps, nos exigences en termes d’outils performants et d’automatismes sont devenues de plus en plus grandes : il n’est plus question maintenant de gérer seulement un carnet d’adresses, mais nos CRM s’accompagnent de toutes sortes de fonctions, comme de saisir l’historique d’un contact, les tâches qui y sont rattachées, la planification des RV, la gestion des stocks ou des projets, etc. etc. Toutes choses qui nécessitent des solutions beaucoup plus performantes que des fichiers plats (c’est-à-dire non relationnels), certes, plus simples à développer mais bien plus difficiles à utiliser !

Ajoutons à cela le fait que nous voulons désormais que nos solutions nous suivent partout, sur des iPhones ou des iPads ! Cette nouvelle exigence suppose une nouvelle adaptation, à l’outil utilisé et aux besoins de synchronisation...

L’étape actuelle d’ouverture vers des environnements informatiques autres que FileMaker correspond de même à un besoin réel d’entreprises qui ont besoin de communiquer et de récupérer des données provenant de services offerts depuis le Cloud. Et dans le même sens, se profile à l’horizon la communication avec les objets connectés...

Si FileMaker ne prend pas en compte ces nouveaux besoins, ainsi que l’évolution des systèmes d’exploitation, sa disparition plus ou moins rapide sera inéluctable. Or, non seulement FileMaker doit assurer sa pérennité - ce qui vaut mieux pour tous ceux qui lui ont fait confiance, mais en outre, il veut prendre des parts de marché, d’un marché lui aussi devenu de plus en plus complexe et concurrentiel...

 Claris international

 

L’évolution de la cible de clientèle de FileMaker...

Mais, à cause de cette course effrénée, il y a malheureusement tous ceux qui restent sur le bord de la route... C’est notamment le cas de toute la cible de clientèle d’origine de FileMaker : tous les « petits » : associations, artisans, libéraux, sociétés uni-personnelles ou qui démarrent ou même, individus qui développent pour leur plaisir une solution FileMaker ou pour rendre service à une association... et dont les besoins sont plus limités... En résumé, il s’agit de toutes les organisations dont le chiffre d’affaire reste modeste et qui font le calcul qu’elles n’ont pas les moyens d’investir dans un outil de gestion onéreux. Certaines préfèrent alors en rester aux feuilles Excel et aux documents Word éparpillés ici ou là sur les disques durs. Un peu comme les feuilles volantes qui inondent nos tables de travail... D’autres se rabattent sur des solutions toutes faites, pas nécessairement adaptées à leurs besoins...

Certains développeurs FileMaker proposent des apps iOS clés en main grâce au kit SDK. Pour ceux qui veulent continuer à utiliser une solution FileMaker en bureautique à moindre coût, reste la solution runtime, pour le temps où il sera encore possible d’en créer et en tenant compte de l’aspect limitatif de cette option : pas de travail en réseau, pas de création de PDF ni de feuille Excel, pas de création de graphiques...

Alors oui, depuis ses origines, FileMaker a changé de philosophie parce qu’il n’a pas eu le choix. Le « Claris » version 2 que nous allons connaître désormais sera très différent du « Claris » version 1 que certains d’entre nous ont connu. Même avec le même professionnalisme de fond, il ne s’adresse désormais plus à la même clientèle, qu’il s’agisse du client final - l’utilisateur de la base de données - ou du développeur lui-même. Ce dernier se doit désormais d’être un professionnel du développement logiciel, avec une formation et une expérience adaptées à toutes ces nouvelles exigences métier...